août 09, 2020

La République de Djibouti tient à rétablir la vérité des faits Concernant Fouad Youssouf Ali

La République de Djibouti tient à rétablir la vérité des faits Concernant Fouad Youssouf Ali

Depuis quelques jours, certains milieux liés à l’opposition propagent des accusations mensongères et des théories infondées concernant 1’incarcération de monsieur Fouad Youssouf Ali à la Prison Civile de Gabode. La République de Djibouti conteste formellement ces “versions” qui circulent dans certains médias, y compris des publications étrangères.

 La République de Djibouti tient à rappeler les faits graves, tout particulièrement en ce qui concerne un officier des Forces Armées Djiboutiennes, qui ont conduit à l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de monsieur Fouad Youssouf Ali. Ces faits ont été commis en flagrant délit, comme le prouve d’ailleurs une vidéo enregistrée et diffusée par ses soins.

 Le 9 avril 2020, le Procureur de la République a requis l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de monsieur Fouad Youssouf Ali, l’accusant d’avoir, à Djibouti, courant mars 2020 :

  • tenté de soustraire frauduleusement un aéronef militaire
  • détruit cet appareil
  • entretenu une relation avec une puissance étrangère, en l' occurrence 1’ Érythrée
  • publié des paroles par voie de presse à caractère violent qui, incitent à la haine et au soulèvement de la population dans le but de troubler gravement 1’ordre public

-porté   atteinte   à   la   défense    nationale    en   provoquant     les   militaires     à   la

désobéissance

diffamé publiquement les Forces Armées Djiboutiennes.

Il s’agit d’accusations extrêmement sérieuses qui mettent en cause la sécurité nationale et qui interpelleraient la justice de tout État dans le monde.

 Il n’existe pas de justice militaire à Djibouti. Monsieur Fouad Youssouf Ali devra répondre de ses actes devant une juridiction civile, comme tout citoyen djiboutien. Les droits de la défense de monsieur Fouad Youssouf Ali ont été respectés puisqu’il a été libre de garder le silence, lors de son interrogatoire de première comparution en date du 22 avril 2020, dans l’attente de recevoir l’assistance de l’avocat de son choix. Le 23 avril 2020, l’épouse de 1’ inculpé a bénéficié d’un permis de communiquer.

 Précisons également qu’à 1’époque, toutes les visites aux détenus étaient suspendues en raison des mesures de confinement strict et de prévention contre la pandémie de Covid-19. Le 7 juin 2020, un permis de communiquer est délivré à l’épouse, à la sœur de 1’ inculpé, à un parlementaire et à un membre de la société civile qui lui ont rendu visite à la Prison Civile de Gabode. Enfin, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a visité la prison le 9 juin 2020 pour vérifier les conditions de détention de monsieur Fouad Youssouf Ali, mais également de l’ensemble des autres détenus.

 Monsieur Fouad Youssouf Ali a illégalement réalisé une vidéo depuis 1’ intérieur de sa cellule, qui ne reflète pas les conditions réelles de sa détention et relève d’une mise en scène évidente. En effet, ce dernier bénéficie d’une cellule individuelle, sise dans un bloc comprenant d’autres cellules, parfaitement identiques, avec accès sur une cour commune dans laquelle il est autorisé, au même titre que les autres détenus, à effectuer sa promenade bi-journalière. De plus, il dispose de sanitaires privatifs ainsi que d’installations permettant de ventiler correctement l’espace qui lui est imparti. La Prison Civile de Gabode est la seule prison du pays et monsieur Fouad Youssouf Ali ne subit aucun sévice ni ne souffre d’aucun régime particulier. Ces circonstances sont immédiatement et objectivement vérifiables.

 En ce qui concerne la gravité de l’état de santé de monsieur Fouad Youssouf Ali, celle-ci ne ressort que de ses propres déclarations. À aucun moment, la structure médicale de la prison centrale de Gabode n’a rapporté la nécessité de le faire hospitaliser, mais la juridiction d’appel a tout de même ordonné que soit examiné son cas, par un collège d’experts assermentés. Précisons qu’il est par ailleurs établi que l'inculpé souffrait d’une maladie de la peau avant son arrestation, comme l’a confirmé son médecin traitant. Une expertise médicale est en cours et rendra son verdict dans les prochains jours.

 Ceux qui se présentent comme les soutiens de monsieur Fouad Youssouf Ali ont véhiculé les théories les plus insensées dans le seul but de provoquer des troubles sur le territoire de Djibouti. Dans ce contexte, trois manifestations non- autorisées à Djibouti-ville, à Ali Sabieh et dans le quartier de Balbala ont donné lieu le 5 juin 2020 à des débordements inacceptables, menés par des éléments

violents. L’intervention des forces de l’ordre a eu lieu dans ce contexte particulièrement difficile.

 Des personnes ont été interpellées dont certaines se prévalant abusivement de la qualité de journaliste. Ces « supposés journalistes » ont été depuis libérés.

 A Ali Sabieh une banque a notamment été incendiée, l’agent de sécurité de l’établissement a été agressé par balle par les manifestants dans une tentative de braquage de la banque. Durant son intervention la police a utilisé exclusivement des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchoucs pour rétablir l’ordre. Une enquête diligentée par le Procureur de la République est en cours pour faire toute la lumière sur ces événements.

 De toute évidence, comme le souligne finalement le prévenu lui-même, nous avons affaire à une manipulation politique liée à des milieux d’opposition peu soucieux de respecter le bon fonctionnement démocratique. Et dont 1’objectif final est de porter atteinte à l’unité et à la cohésion nationale de Djibouti.

 Dans ces moments particulièrement difficiles liés à la situation sanitaire et à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement appelle au rejet de la violence et au respect des règles de la démocratie. Le gouvernement de la République de Djibouti prendra ses responsabilités pour la protection des biens et des personnes et contre ceux qui cherchent à instrumentaliser une affaire qui relève de la justice. Et qui cherchent à mettre en danger la sécurité nationale.

 La culpabilité définitive de monsieur Fouad Youssouf Ali ne pourra être prononcée, le cas échéant, que par une juridiction de jugement. Il bénéficie aussi, bien entendu et à compter de son appréhension, de la présomption d’innocence. La justice doit pouvoir suivre son cours, sereinement, sans perturbation extérieure.

 

 

 

 

 

Message de félicitation du Président français à son homologue djiboutien : une relation stratégique

Message de félicitation du Président français à son homologue djiboutien : une relation stratégique

Le Président de la République française, M Emmanuel Macron a, à l’approche de l’anniversaire de la Fête nationale de notre pays, fait parvenir un message de félicitation à son homologue djiboutien, Son Excellence Ismail Omar Guelleh.

 « Monsieur le Président et Cher Ami, je suis heureux de vous adresser, ainsi qu’au Peuple djiboutien mes chaleureuses félicitations et mes vœux les plus sincères », a écrit en substance le Président Macron qui, a fait part de sa détermination à mettre « tout en œuvre pour que la France reste le premier partenaire de Djibouti »

 Dans son message, le Chef d’Etat français s’est tout d’abord réjoui des liens privilégiés qui existent entre les deux pays dans le domaine sécuritaire et militaire.

 « Notre coopération en matière de défense est d’une exceptionnelle densité et s’est encore resserrée depuis ma visite à Djibouti dont, je garde un excellent souvenir », a noté le Président Macron qui, mit ensuite à profit son message pour réitérer son engagement en faveur du renforcement de la coopération entreprise entre les deux pays dans « le domaine économique » et social.

 « Je me réjouis que le projet de centrale solaire porté par Engie dans la région du Grand Bara ait été approuvé. Cela marque le retour d’un grand groupe français sur le sol djiboutien », a souligné le Président Emmanuel Macron qui, décrit par ailleurs « l’Urbanisme, l’Assainissement et l’efficacité énergétique » comme de secteurs de coopération stratégique nouveaux pour les deux pays.

 

Et le Président français de saluer et de louer « le rôle stabilisateur de Djibouti dans une région marquée par de multiples crises depuis plusieurs décennies » de réaffirmer son attachement à la préservation et à la promotion des relations privilégiées entre son pays et le nôtre, notamment par le biais d’un plus grand niveau de contact « diplomatique » et de « consultations politiques ».

« Je serais heureux, quand les conditions le permettront, de vous accueillir en France pour une visite bilatérale qui nous permettra d’avancer, entre autres, sur les sujets de défense, de francophonie et de partenariat stratégique », a indiqué le Président Macron dans ce sens.

Le Président de la République reçoit le Chef de l’Africom

Le Président de la République reçoit le Chef de l’Africom

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a reçu ce lundi 8 juin 2020 au Palais de la République le Chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le Général Stephen Townsend.

L’audience entre le Président Guelleh et l’officier supérieur américain servit de cadre à l’évocation des partenariats stratégiques que les deux nations entretiennent dans le domaine de la Défense et de la Sécurité.

Plusieurs autres sujets d’intérêts communs, notamment l’évolution de la situation en Somalie, ont également été abordés au cours de la rencontre entre le Président Ismail Omar Guelleh et le Général Stephen Townsend.

Sur ce sujet précis, les discussions ont porté sur l’appui et le soutien que la Communauté internationale doit apporter à la Somalie en vue du renforcement du processus de stabilisation et de reconstruction entrepris dans ce pays.

Le déplacement du Général Stephen Townsend à Djibouti a trait aussi au changement de Commandement à la tête des Forces armées américaines installées dans notre pays.

Le Général Lapthe Flora prend à compter d’aujourd’hui, le 08 juin 2020, les rennes du Commandement des Forces armées américaines installées à Djibouti et ce, en remplacement du Général Michael Turello qui occupait le poste depuis juin 2019.

Il ya lieu de rappeler que la République de Djibouti abrite la principale base militaire des Etats-Unis sur le Continent africain.

Dans une brève déclaration à la presse à l’issue de son audience avec le Président de la République, le Général Townsend qui s’est félicité de l’excellente coopération entre nos deux pays a affirmé avoir également eu des entretiens respectifs avec les Ministres djiboutiens de la Défense et des Affaires étrangères.

L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique auprès de la République, Son Excellence Larry André, a pris part à cet évènement.

Côté djiboutien, à noter la présence à cette rencontre du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M Mahamoud Ali Youssouf et du Conseiller à la Défense du Président de la République, le Colonel Moustapha Ali Handouleh.

 

Le Président de la République salue la mémoire de feu Hassan Idriss Ahmed

Le Président de la République salue la mémoire de feu Hassan Idriss Ahmed

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh,  a rendu un vibrant hommage à la mémoire de feu Hassan Idriss Ahmed, candidat à  la Magistrature suprême djiboutienne en 2016 et, décédé hier, dimanche.

 Dans son hommage, le Président Guelleh a salué la mémoire d’un homme connu pour son « indépendance d’esprit, sa loyauté et sa sympathie. »

 « Feu Hassan Idriss Ahmed forçait l’estime à travers l’accueil, la confiance et le respect qu’il trouvait auprès de l’ensemble des composantes de notre nation », a souligné le Chef de l’Etat.

 « Travailleur infatigable, il renvoie à l’image d’honnête homme qui connut la réussite et l’ascension sociale au prolongement de son mérite », a également déclaré le Président Ismail Omar Guelleh, exprimant ses « sincères condoléances à la famille, aux proches et nombreux amis du défunt»

 Ancien Ambassadeur de la République de Djibouti auprès du Royaume de Belgique, feu Hassan Idriss Ahmed est décédé hier, dimanche.

 Il était à la retraite depuis plusieurs années et coulait des jours paisibles.

 Il laisse derrière lui une importante famille comptant épouse et enfants

.Inna lillah waa inna illayhi rajioun

Le Président de la République salue la mémoire de feu Moussa Ahmed Idriss

Le Président de la République salue la mémoire de feu Moussa Ahmed Idriss

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a salué la mémoire de feu Moussa Ahmed Idriss, « une des figures de proue du paysage politique national » décédé aujourd’hui, vendredi. 

Dans son hommage, le Président de la République a loué le « rôle significatif joué par le défunt dans la mobilisation en vue de notre Indépendance nationale. » 

Il décrit ensuite feu Moussa Ahmed Idriss comme un «  leader éclairé et un valeureux patriote qui sut toujours mettre l’intérêt général de notre pays au dessus des intérêts personnels et  partisans. » 

 Puisse Dieu l’accueillir dans son Paradis Eternel », a imploré le Président Guelleh qui, a exprimé ses « condoléances attristées à sa famille, à ses proches et amis et à l’ensemble de la nation djiboutienne endeuillée par la disparition d’une de ses plus illustres personnalités ». 

A noter par ailleurs que le Chef de l’Etat djiboutien a pris part à la cérémonie funèbre de Feu Moussa Ahmed Idriss entérré dans le cimétière Cheik Osman où repose le  Père de la Nation,  Al Hadj Hassan Gouled Aptidon. 

Feu Moussa Ahmed Idriss eut une longue carrière politique qui s’étend sur près de 6 décennies. 

Représentant de notre peuple au sein de l’Assemblée nationale française avant notre accès à l’indépendance, il fut partie de la première vague de députés élus au Parlement djiboutien, après l’acquisition de notre souveraineté. 

Il connut l’apogée de sa carrière politique avec sa candidature, en 1999, à la Magistrature suprême de notre pays. 

Patriarche à la tête d’une importante famille comptant de nombreux enfants et petits-enfants, feu Moussa Ahmed Idriss était né en 1933. 

Puisse Dieu l’accueillir dans son Paradis Eternel

 Inna lillah waa inna illayhi rajioun